Protocole de test cooling 2018

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Le mois d’Août est le mois du changement concernant les tests de ventirads/AiO. Effectivement, nous changeons de plateforme : notre bonne vielle Maximus VI Extreme et son Core i7 4770K peuvent prendre une retraite bien méritée.

Alors pourquoi un changement de protocole ? Tout simplement parce que la tendance est à l’augmentation du nombre de cœurs sur les CPU. AMD s’y est mis avec Ryzen et Intel va suivre avec ses Core i 9000. De plus, cela nous permettra de basculer sur une plateforme plus récente (header USB type C, RGB, etc.) pour les tests boîtiers.

Cette plateforme nous permet également de profiter de la sonde de température des CPU Ryzen précise au dixième de degré ! Et le processeur testé a un TIM soudé (voir ici pour plus de détails), ainsi il ne fait pas « bouchon » sur la dissipation thermique et laisse le refroidissement exploiter la pleine mesure de sa dissipation thermique.

Bref, changement de matos, voici la nouvelle configuration :

Configuration :

  • AMD Ryzen 7 1700X
  • ASUS Crosshair VI Hero
  • Skill Ripjaws V 3000 MHz CAS15 2×4 Go
  • GTX 690 pour l’affichage
  • Corsair HX850 (semi-passive)
  • Rhéobus Thermaltake Commander F6

Protocole cooling 2018 - ASUS Crosshair VI Hero - Ryzen 7 1700X

La température de la pièce :

Il faut savoir que tous nos tests de refroidissement CPU sont réalisés hors boîtier dans une pièce maintenue à 20°C environ (±1°C). Ainsi, l’hiver on monte le chauffage et l’été, les tests étant réalisés en Bretagne, ça ne pose pas de problème parce qu’il pleut tout le temps et qu’il n’y a jamais de soleil. Blague à part (il fait beau en Bretagne…entre deux jours de pluie), l’été nous activons la clim, tout simplement.

La gestion de la ventilation :

Pour notre nouveau protocole, nous laissons les températures IDLE de côté, tout comme la régulation PWM. Ainsi, la gestion des ventilateurs est confiée à notre réhobus Thermaltake F6. Dans le cadre d’un watercooling tout-en-un, même topo, les ventilateurs sont branchés sur le rhéobus, il en va de même pour la pompe.

Nous réglons le refroidissement entre trois réglages :

  • Vitesse haute : Ventilateurs en 12V et pompe en 12V
  • Vitesse moyenne : Ventilateurs en 8V et pompe en 12V.
  • Vitesse basse : Ventilateurs en 5V et pompe en 8V.

Le but est ici d’avoir trois niveaux de bruits clairement établis.

Thermaltake Commander FC6Notre rhéobus permettant le réglage de la ventilation au dixième de volt près, nous ferons donc tourner les ventilateurs selon trois profils : 5V, 8V et 12V. Alors pourquoi 8V ? Pour se situer, à peu de choses, près à mi-vitesse de la plage de rotation des ventilateurs.

Cependant, il se peut que certains ventilateurs soient inadaptés à la tension 5V. Auquel cas soit ils ne se lancent pas, soit ils se lancent mais tournent à une vitesse ridiculement basse, en dehors de leurs specs. C’est le cas par exemple des ventilateurs de l’Eisbaer 360, qui tournent à 200 RPM en 5V. Le ventilateur est alors utilisé dans une environnement électrique clairement inadapté. Si un tel cas survient, nous augmenterons légèrement la tension, pour pouvoir dès lors être à nouveau compatible avec les specs du ventilateurs (nous fixons un minimum à 500 RPM, sauf si les specs indiquent un minimum situé plus bas).

L’objectif derrière cette réflexion et cette adaptation est d’avoir des résultats correspondant à de vraies utilisations et réglages possibles du refroidissement.

Les profils CPU :

Ensuite nous voulions effectuer des relevés avec une consommation plus ou moins forte, afin de mieux montrer les comportements des refroidissement CPU. Nous avons donc défini trois profils stables dans notre Crosshair VI Hero correspondant chacun à trois profils de consommations différents :

  • 65W : Coef multiplicateur à 30 et VCore à 1.00625V
  • 95W : Coef multiplicateur à 35 et VCore à 1.2V
  • 125W : Coef multiplicateur à 37 et VCore à 1.36875V

Très clairement, il y a moyen d’optimiser tout ceci sur le plan fréquence/consommation, mais ce n’est pas l’objectif ici. Notre objectif était qu’au moment de nos relevés, la consommation était toujours à 65 / 95 et 125 W, de manière stable. Vous aurez remarqué que le choix de ces chiffres n’est pas anodins !

En effet le profil 65 W, très utile pour départager de petits refroidissements, est le TDP des Ryzen 5 2600 et Ryzen 7 2700 (pour ne prendre que les plus récents). Cela correspond donc à un CPU peu consommateur sans overclocking. L’avantage avec notre réglage est que la consommation est plus stable qu’un CPU limité par son TDP.

Le réglage 95 W correspond, au choix, à un CPU 65 W légèrement overclocké ou plus simplement le grand classique de consommation d’un CPU haut de gamme (les Ryzen 7 1700X/1800X, ou même un Ryzen 5 2600X) ont une limite de consommation de 95 W active. Ainsi, c’est à peu près la température au pire que vous obtenez avec ce genre de processeurs.

Le profil 125 W, beaucoup plus exigeant, correspond à un Ryzen 7 overclocké. Son exigence met à mal les refroidissements les plus légers.

Notre manière de procéder :

Avant le montage d’un nouveau dissipateur, nous nettoyons notre CPU pour y appliquer de la Arctic MX-4 en guise de pâte thermique. Nous branchons les ventilateurs sur le rhéobus tout comme la pompe d’un AIO.

Au démarrage, nous sélectionnons le profil 65W pour la première série de relevés, 95W pour la seconde puis 125W pour la dernière série. Les temps de chauffe dureront environ 25 mins par série et se décomposeront de la manière suivante :

  • 20 mins de chauffe où on laisse la température se stabiliser.
  • À l’issue de ces 20 mins, nous aurons deux séries de relevés moyennés de 2 mins chacune.
  • On réitérera cette période de relevés de 2 mins tant que la température ne sera pas stabilisé (qu’elle arrête de monter).

Pour stresser notre Ryzen 7 1700X nous le ferons tourner sous Handbrake. Nous lancerons un encodage de type : Roku 2160p60 4K HEVC Surround qui durera le temps de la période de chauffe. A titre indicatif l’encodage x265 est très gourmand, il utilise des instructions AVX qui exploitent chaque recoin de puissance de votre processeur. C’est un des usages réels (donc hors power-virus) les plus gourmands qui puisse exister.

Pour les relevés de températures, nous utilisons le logiciel HWiNFO64 et relevons la température Tdie. Les relevés de températures sont au nombre de 9 : 3 modes de ventilations par 3 réglages CPU différents.

Durant la période de chauffe, des relevés de bruits sont effectués. Ainsi, nous positionnons le sonomètre à 40 cm de la source sonore dans le sens d’aspiration des ventilateurs. L’intérêt est double : ainsi nous mesurons le plus de différences possible d’un refroidissement à l’autre, et nous ne sommes pas perturbés par les mouvements d’air.

Afin de ne mesurer que le bruit du refroidissement, nous bloquons le ventilateur de la carte graphique et faisons en sorte que l’alimentation semi-passive n’est pas déclenchée à ce moment-là.

Ces mesures nous permettront de vous proposer des graphiques de températures, des graphiques de bruit, et des graphiques d’évolution du ratio temp/bruit selon le mode de ventilation. Ainsi, nous irons dans le détail du comportement d’un ventirad ou d’un AiO par rapport à un autre.

Et c’est parti !

AMD Wraith Prism RGB

Pour commencer ce nouveau protocole en inaugurant la plateforme AMD, quoi de mieux qu’un test de toutes les variantes de refroidissement stock AMD (les fameux Wraith) ?

Nous vous proposerons dans les jours à venir le triple test du Wraith Stealth, Wraith Spire (RGB) et Wraith Prism que nous comparerons à des ventirads entrée de gamme pour voir comment ils se situent.

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ça a l’air pas mal. Hâte de voir le test des refroidissements AMD ! :-D